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18 février 2005
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" Sans aucun doute, la plus grande de toutes les mystifications de la communication a été de se présenter sous l’étendard du progressisme démocratique, alors qu’elle épouse parfaitement les contours de l’obscurantisme populiste. " Mise en accusation violente des médias et de leurs effets délétères sur la culture, la politique et l’art, Contre la communication est aussi, dans sa seconde partie, un livre d’affirmations : peut-on s’opposer à " l’étreinte reptilienne " (Milosz) de la communication ? Oui, répond Mario Perniola : par l’esthétique. Une esthétique renouvelée des biens symboliques, délivrée de toute idolâtrie du profit immédiat et du succès à tout prix. Celle-ci seulement peut " fournir les coordonnées théoriques et les instruments conceptuels qui permettent de transformer l’intolérance croissante à l’encontre de la communication médiatique en une stratégie globale de résistance et de lutte. "

Mario Perniola vit et enseigne à Rome. Il est l’auteur de nombreux ouvrages, dont Le Sex-appeal de l’inorganique (Lignes & Manifeste, 2003).

 
 
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